top of page

Bendor : La Renaissance Solaire d'un Joyau Méditerranéen

L’audace est un héritage précieux qui ne se dément jamais. En 1950, l'illustre Paul Ricard releva le défi incroyable d’acquérir Bendor, un modeste rocher sauvage battu par les embruns, situé à seulement quelques brasses de la jetée bandolaise, pour y façonner de toutes pièces son « île du bonheur ». Sept décennies plus tard, en ce printemps radieux de 2026, les héritiers de son œuvre visionnaire, réunis autour de son arrière-petit-fils Marc de Jouffroy, actuel Directeur Général de la société Paul Ricard, célèbrent l’aboutissement d’un autre « pari fou » : celui d’une restauration totale, luxueuse et en profondeur de l’île. Une véritable renaissance architecturale et spirituelle qui magnifie son identité originelle sans jamais en trahir l’âme.


Lancée en 2020, au cœur d’une période mondiale marquée par l’incertitude sanitaire, cette décision audacieuse imposait alors de fermer l’accès à l’île pendant plusieurs années. Ce fut le début d'un chantier marqué du sceau de l’ambition suprême, incluant notamment la métamorphose de 28 000 m² de terrain et la réhabilitation, la construction ou la rénovation de 25 bâtiments d'exception. « Ce sont six années d’exigence absolue, d’engagement passionné et d’un travail collectif titanesque », résume avec fierté Marc de Jouffroy, qui n’a de cesse de rendre un vibrant hommage aux nombreux artisans et partenaires ayant œuvré avec ferveur à cette résurrection de Bendor.

Parmi les bâtisseurs de ce rêve moderne, Edward Bouygues, Directeur Général Délégué du groupe Bouygues, souligne la complexité technique de l'entreprise : « Restaurer ce joyau inestimable du patrimoine varois sans jamais le défigurer fut une mission délicate, nécessitant de mener de front jusqu’à vingt chantiers simultanés sur ce petit écrin de terre émergé. »


Une Histoire de Familles et d'Excellence Hôtelière Sur Bendor, l’aventure est avant tout une affaire de lignées d’entrepreneurs passionnés. Arnaud Zannier, Directeur Général de Zannier Hotels, se remémore avec une émotion palpable ce message reçu en février 2021, alors qu’il était confiné : la famille Ricard cherchait un partenaire hôtelier d'exception. Désormais, pour ce groupe de renommée internationale, « Bendor représente bien plus qu’un simple établissement de luxe ; c’est une parenthèse enchantée suspendue sur la Méditerranée, une ode à la beauté pure, à l’authenticité et à la simplicité retrouvée. »


Ce renouveau prestigieux a attiré les plus hautes instances de l'État. Philippe Tabarot, Ministre des Transports, présent spécialement pour le baptême de la navette maritime électrique Amista, ainsi que de nombreux institutionnels et élus du territoire (1) ont tenu à saluer ce symbole éclatant de l’hôtellerie haut de gamme, désormais inscrit durablement dans l’histoire et le patrimoine régionaux.

« À l’entrée de l’île, mon arrière-grand-père avait fait installer une imposante statue de pierre sur laquelle est gravée cette devise : “Nul bien sans peine”. C’est un message que nous avons pleinement honoré », conclut Marc de Jouffroy à l’heure d’inaugurer symboliquement la renaissance de Bendor, ce lundi, devant un parterre prestigieux de partenaires et d’amis. Sa voix, trahissant une profonde émotion, s'élève alors vers l'horizon : « Merci Papi Ricard pour ce cadeau merveilleux. Nous te le restituons aujourd'hui avec une humilité sincère et une gratitude éternelle. »

L'île de Bendor rouvre officiellement ses portes ce vendredi 1er mai. Elle accueille désormais tous les voyageurs en quête d'évasion, sur simple présentation d'une réservation dans l'un des équipements de l’île (hôtels, restaurants raffinés, spa...), via ses navettes maritimes régulières.

(1) Simon Babre, préfet du Var ; Renaud Muselier, président de la Région Sud ; Jean-Louis Masson, président du Conseil départemental du Var ; les parlementaires Laure Lavalette, Jean Bacci et Frédéric Boccaletti, ainsi que de nombreux maires locaux.


Plongée dans la Légende Dorée du Var C’est en 1950 que l’entrepreneur marseillais Paul Ricard, alors âgé de 41 ans, tombe littéralement sous le charme de cet îlot situé à quelques centaines de mètres seulement du rivage de Bandol. « À l’époque, ce n’était qu’un rocher désertique, une terre aride battue par le mistral, seulement habitée par un unique mouton », rappelle Marc de Jouffroy. L’industriel y conçoit alors un hameau méditerranéen idéal, complet, moderne et chaleureux, doté de son propre port, de villas élégantes, de boutiques artisanales et même, autrefois, d'un zoo. « Si Bendor m’a passionné, c’est parce que c’était une île et que je voyais, en construisant ce monde en miniature, que tout m’était permis, avec le ciel et la mer pour seules limites à mes rêves », confiait Paul Ricard au sujet de celle qu’il surnommait tendrement « l’île du bonheur ».

Devenue le refuge privilégié de la famille Ricard, Bendor est aussi restée, fidèle à la philosophie de partage de son créateur, un lieu ouvert aux amis, aux Bandolais et aux artistes de tous horizons. Un espace de vie vibrant et passionné, préambule à l’acquisition de l’île voisine des Embiez et à la fondation du célèbre circuit du Castellet.


L'Aura Eternelle de Paul Ricard : Un Hommage Vibrant « Ici à Bandol, on appelle affectueusement “ricardiens” les membres de la famille, mais aussi tous les employés de l’entreprise, dont mon propre père faisait partie », confie avec nostalgie Franck Bertoncini, maire de Bandol. « J’ai eu le privilège de vivre ici des étés inoubliables. Paul Ricard portait des valeurs humaines immenses et traitait chacun avec une bienveillance rare. Cette fête magnifique pour la renaissance de l’île est le plus juste des hommages. En Provence, on dit que celui que l’on n’oublie pas ne meurt jamais. Paul Ricard restera à jamais gravé dans l’âme de Bendor. »


Entretien Exclusif avec Marc de Jouffroy : « Nous redorons le blason de l’île »

Est-ce un jour historique pour la lignée Ricard ? Oui, c’est un moment d'une intensité particulière. Nous redorons le blason de cet écrin et la mémoire de notre aïeul. Au-delà du capitaine d'industrie, il défendait des valeurs d'exception fondées sur l'échange et la convivialité. Ces travaux étaient devenus indispensables pour préserver l'île, qui n’avait pas connu d’investissement majeur depuis sa création. Nous avons hâte de voir les visiteurs du monde entier redécouvrir ce paradis.

Cet aboutissement est-il pour vous un soulagement ? L’honneur de porter ce projet était immense, tout comme la responsabilité d'être à la hauteur d'un tel héritage. La plus belle des réponses ? Les sourires radieux de ma famille aujourd'hui.

Les réservations sont-elles à la hauteur de vos espérances ? Absolument, les premiers retours sont excellents, tant au niveau local qu'international, notamment depuis les États-Unis, ce qui confirme l'aura planétaire de Bendor.


Edward Bouygues a évoqué les Embiez... un nouveau chantier en vue ? (Sourire) Je prends bonne note de son enthousiasme ! Rien n’est acté, mais nous réfléchissons toujours à la manière de sublimer la « cité des loisirs » imaginée par mon arrière-grand-père.


Amista : Le Trait d’Union entre Passé et Futur Écoresponsable Le baptême de la navette maritime Amista fut un moment chargé de symboles. Patricia Ricard, marraine du navire et Directrice de l’Institut océanographique des Embiez, a présidé la cérémonie avec éclat. « Amista signifie amitié en provençal. La plus belle phrase de notre grand-père était : “Fais-toi un ami par jour”. Ce bateau, par son nom et sa mission, va nous en amener beaucoup ! »


Première navette maritime régulière entièrement électrique hors zone portuaire en Méditerranée, ce vaisseau de onze places est une prouesse de décarbonation. Il permettra d’économiser chaque année jusqu’à 40 tonnes de carbone, naviguant dans un silence royal. « La renaissance passe par l’excellence environnementale », pointe Patricia Ricard. Véritable batterie flottante dotée de cinq heures d'autonomie, Amista ouvre une voie inédite pour le transport maritime durable.


Un Enjeu de Souveraineté et de Prestige Le Ministre des Transports, Philippe Tabarot, a salué ce symbole fort de la transition écologique. Évoquant l’électrification des ports de la Côte d'Azur et les engagements de la France pris lors du sommet des océans (Unoc), il a rappelé que la protection de l'environnement était une attente majeure des voyageurs d'aujourd'hui. Dans un contexte géopolitique sensible, il a souligné que l’indépendance énergétique passait par de telles initiatives : « C’est un enjeu économique vital, garant de notre souveraineté future. »

 
 
 

Commentaires


bottom of page