À Bandol, l’île de Bendor se prépare à renaître en palace
- petitprincebandol
- 26 févr.
- 3 min de lecture

Il est un peu plus de 9 heures, ce 11 février, au théâtre Jules-Verne de Bandol. Dans le hall, une file dense et impatiente s’étire jusqu’à l’extérieur. CV à la main, 450 candidats attendent leur tour. Tous espèrent décrocher un poste sur l’île de Bendor, où le groupe hôtelier Zannier Hotels s’apprête à ouvrir, le 1er mai prochain, un établissement cinq étoiles inédit sur la Côte varoise.
À la manœuvre, Emmanuel Blanchemanche. Recruté il y a un an pour piloter cette ouverture stratégique, le directeur général ne cache pas son enthousiasme :« Nous affichons déjà 50 % de taux de remplissage pour le 1er mai, jour de l’ouverture. Et trois privatisations complètes de l’île sont d’ores et déjà réservées. »
Une île varoise dans la galaxie du luxe international
Propriété du groupe Paul Ricard, l’île de Bendor rejoint désormais un portefeuille d’adresses prestigieuses : Megève, la Namibie, le Cambodge, le Vietnam… et désormais Bandol. Une destination provençale appelée à rayonner à l’international.
Habitué aux ouvertures d’hôtels haut de gamme — il est notamment passé par l’hôtel des Roches Blanches à Cassis — Emmanuel Blanchemanche connaît la mécanique :« Il faut être présent bien en amont. Commercialisation, communication, recrutement… tout se joue avant le premier client. »
Sur l’île, une trentaine de cadres sont déjà à pied d’œuvre.
250 postes à pourvoir, une philosophie à transmettre
De l’entretien des espaces verts au service en salle, du personnel de chambre aux professionnels du spa, près de 250 postes sont à pourvoir pour cette première saison.
Particularité : chaque recrutement passe par le directeur général lui-même.
« Je veux m’assurer que les candidats comprennent ce que nous voulons faire ici. Le luxe aujourd’hui n’est plus le bling-bling. Les clients recherchent l’authenticité. Et ce qui fait la différence, c’est l’humain. »
La journée de recrutement, organisée avec la mairie de Bandol, la Mission locale et France Travail, a nécessité des renforts venus directement de l’île pour faire face à l’affluence.
Les contrats — 220 CDD et 30 CDI — débuteront le 1er avril, avec un mois de formation avant l’ouverture. La navette maritime sera prise en charge, avec un dernier retour à 1 h 30 du matin, et quelques logements sont prévus pour les postes aux horaires les plus matinaux.
Trois styles, 93 chambres, et un spa comme pièce maîtresse
Le futur établissement se décline en trois atmosphères distinctes :
Deux hôtels de 49 et 39 chambres
Cinq maisons madragues
Au total, 93 chambres, proposées entre 500 et 5 000 euros la nuit selon la période et la catégorie.
Quatre restaurants, trois bars, une « place des artisans » et surtout un spa de 1 200 m² — ouvert aussi aux non-résidents — constituent le cœur de l’expérience. Des “wellness managers” y proposeront un véritable diagnostic bien-être personnalisé.
Car à Bendor, le spa est pensé comme le poumon économique du projet.
Une expérience provençale assumée
Au-delà du luxe, Zannier mise sur une immersion locale : parler français à l’hôtel, jouer à la pétanque, valoriser les savoir-faire régionaux. L’« expérience provençale en bord de mer » devient un axe stratégique.
L’établissement est déjà référencé par Virtuoso, le réseau international d’agences de voyages de luxe, preuve de son positionnement haut de gamme.
Dernière ligne droite avant l’ouverture
Après cinq années de travaux, la livraison du site est attendue mi-mars. L’ouverture officielle est programmée pour le 1er mai. La saison s’étendra jusqu’à fin octobre, avant un élargissement d’activité envisagé dès l’année suivante.
Sur le quai, face à l’île encore en chantier, les bateaux de navette passent régulièrement. Dans quelques semaines, ils transporteront non plus des ouvriers… mais les premiers clients d’un nouveau chapitre pour Bendor.
L’île s’apprête à retrouver sa lumière.






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